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Jeudi 17 avril 2008
Le badge des athlètes français en faveur d'"un monde meilleur" que de nombreux sportifs arboraient sur leurs poitrines lors de la traversée de la flamme olympique à Paris, lundi 7 avril 2008, vient d'être interdit pour les Jeux à Pékin par les instance olympiques internationales. La raison: un message "trop politique"...Cette nouvelle polémique autour des JO pékinois entâche un peu plus la perspective d'olympiades apolitiques.

Des athlètes pris en otage

La plupart des athlètes internationaux veulent aller à Pékin, tout en montrant leur désaccord avec la situation tibétaine, mais sans bafouer le neutralisme olympique...Une équation compliquée , que les sportifs français croyaient avoir résolu avec leur badge pacifiste...Peine perdue. Face à un débat qui n'est pas le leur et qui les dépassent, escrimeurs, nageurs et autres athlètes se trouvent aujourd'hui en plein coeur d'une crise internationale qui va largement au-delà du domaine du sport. Eux qui rêvaient juste de participer au plus grand événement sportif de cette année 2008 pâtissent actuellement des décisions d'un CIO qui semble dépassé par la situation.

L'ambiguïté du CIO

Car c'est bien là que repose le fond du problème. Lors de l'attribution de ces Jeux Olympiques à la Chine, en 2000, le CIO avait prévenu: tout manquement au respect des Droits de l'Homme par Pékin serait sévèrement réprimé, et le BOCOG, comité d'organisation olympique chinois, rappelé à l'ordre. Sauf qu'aujourd'hui, on peut légitimement se demander qui donne des ordres à qui: lors de la traversée de la flamme à Paris, les responsable du parcours chinois avaient essayé de faire oter leurs badges aux athlètes, comme en ont témoigné après les faits le judoka David Douillet ou le tennisman Arnaud di Pasquale. Un peu plus d'une semaine après les faits, le badge est bizarrement interdit par le Comité International Olympique, pour manquement à l'esprit olympique. Il semble donc révoltant aujourd'hui de militer pacifiquement pour un monde meilleur, une revendication où ne figure d'ailleurs aucune allusion à la Chine ou au Tibet...

Il est bien difficile de prédire ce qui sera autorisé ou non à Pékin cet été, et à quoi ressembleront ces Jeux qui s'annoncent tout, sauf dénués d'allusions politiques...Si l'initiative française s'est soldée par un échec, d'autres délégations sportives devraient essayer elles-aussi de militer contre la situation au Tibet et de contourner les interdits du CIO.




par Satirik publié dans : Monde
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Samedi 12 avril 2008

Chaque année, c’est le même rituel : disquaires, libraires et émissions de télévisions débordent d’imagination pour se souvenir, à leur manière, de l’anniversaire de la mort de nos chères vedettes disparues trop tôt, ou d’événements marquants de notre histoire contemporaine. 2008 n’échappe pas à la règle, et nous pourrons ainsi commémorer cette année les quarante ans de mai 68, les trente ans de la disparition de Claude François (11 mars 1978), les vingt ans du décès Pierre Desproges (18 avril 1988), et les dix ans de la victoire de la France en finale de la coupe du Monde face au Brésil, le 12 juillet 1998. Seulement, la différence de traitement par les médias de tous ces événements, voire même l’oubli de certaines célébrités, suggère que le «devoir de mémoire » serait, lui aussi, soumis à une logique commerciale.

 

Dis-moi qui tu étais, je te dirais combien tu vaux…

 

Paillettes, reprises endiablées, stars déchaînées…En ce joli soir de mars, TF1 entend rendre dignement hommage à Claude François, avec un prime-time exceptionnel (et enregistré),  Génération Cloclo, présenté par Flavie Flament, spécialiste du genre. La chaîne privée a réuni un plateau de stars avec tous les grands noms de la chanson française : Hélène Ségara, Ophélie Winter & Alizé, fans de la première heure, qui ré-interprètent à leur manière les plus grands succès de Cloclo afin d’honorer sa mémoire (ou sortir du placard). Le comédien Titoff fait également parti de la fête, invité pour parler de sa pièce…enfin pour parler de son idole Claude François, bien sûr, mais aussi de sa pièce parce que son métier à lui c’est le spectacle et qu'il aimerait bien que les gens viennent le voir. Bref, tous les éléments étaient réunis pour nous émouvoir et nous rappeler (de façon totalement désintéressée) le souvenir de Cloclo, disparu  trop jeune…

 

Chez les disquaires et les libraires, le constat est le même : Cloclo a disparu il y a trente ans, trente ans, c’est un chiffre avec un zéro, l’occasion de sortir tout pleins de livres, de disques afin de se rappeler toute la vie et l'oeuvre de l'interprète d'Alexandrie, Alexandra, ou encore du Téléphone Pleure...Sauf qu'à ce rythme là, c'est votre portefeuille qui risque le plus de pleurer suite à ce funeste anniversaire.

Le passage au rayon des livres permet de noter que c'est également le moment de se souvenir de Pierre Desproges, décédé en 1988. 1988-2008, faites le calcul. Vingt ans : encore un zéro derrière !!! Biographies, sketchs, tout y passe…

 

Cloclo en mars, Desproges en avril…voici le joli mois de mai : soleil, muguet, fais ce qu’il te plaît. Mai 68 ! Quarante ans, encore un anniversaire avec, toujours un zéro derrière. Cohn-Bendint et Rotman racontent, Cabu dessine...(mais Ophélie ne chante plus). Une fois de plus, tout est réuni pour remplir votre bibliothèque et votre téléviseur, qui croulent désormais sous le poids du souvenir…Et ce n’est pas terminé.

 

Malheur à vous, juilletistes ! Plutôt que de partir chercher le soleil et la mer, privilégiez une destination loisir : le Stade de France. En effet, afin de fêter dignement la victoire de la Coupe du Monde en 1998, l’Equipe de France de l’époque devrait se réunir à nouveau à l’occasion d’un gala-anniversaire. L’occasion de revoir jouer les Zidane, Deschamps et autre Leboeuf (nan nan, ce n’est pas une blague).

Si le Brésil devait fêter de la même manière toutes ses victoires en Coupe du Monde, la Seleçao  célèbrerait cette été les cinquante de son premier titre, les trente ans de sa victoire au Mexique en 2010, en 2012 les dixième et quarantièmes anniversaires de ses victoires de 2002 et 1962, puis les 10 ans du titre américain de 1994, et ensuite les 60 ans de son premier titre en 2018, etc, etc…Soit presque un hommage…tous les deux ans !!!

 

Et les autres ?

Mais qu'en est-il de Martin Luther King, disparu le 4 avril 1968 ? Certes, le pasteur de Montgomery était américain. Évidemment aussi, il chantait beaucoup moins bien que Claude François, et aucune « martinette » ne se déhanchait sur les paroles de I have a dream, discours qui le rendit mondialement célèbre le 25 juillet 1963. On ne se souvient pas non plus l’avoir vu inscrire deux buts face au Brésil en finale d’une Coupe du Monde, ni même lancer des pavés contre des CRS, planqués derrière des barricades près de la Sorbonne. Un reportage de cinquante minutes en deuxième partie de soirée sur Arte, un DVD souvenir, une réédition de sa biographie….TF1 n’a pas encore à ce jour programmé de « Génération King », ni aucun autre hommage. Dommage, car dans un contexte de discrimination positive et d’égalité des chances, la « voix des noirs » mériterait qu’on parle d’elle.

De plus, 1968 n’est pas seulement l’année de la révolte étudiante en France, mais s’inscrit dans un contexte international complexe, en pleine guerre froide. Mais là encore, rien n’est prévu pour honorer la mémoire des victimes du printemps de Prague ou de la Guerre du Vietnam.

1908-2008. Deux grands philosophes français auraient eu 100 ans cette année, un anniversaire avec deux zéros. Si Simone de Beauvoir, née le 9 janvier 1908, a bien refait parlé d’elle, c’est surtout suite à la polémique suscitée par la couverture du Nouvel Observateur où on voyait la compagne de Jean-Paul Sartre de dos, complètement nue…Un anniversaire gâché, en somme.

Et on ose à peine évoquer Maurice Merleau-Ponty, né le 14 mars 1908 et pour lequel aucun article ni hommage n'ont fait de bruit: le centenaire de sa naissance est totalement passé sous silence.

 

Pourtant, tous ces hommes et femmes ont marqué le XXesiècle, probablement plus que n'ont pu le faire Claude François et Zinedine Zidane. Il est désolant de remarquer que le devoir de mémoire semble aujourd’hui non pas dicté par le prestige de l’homme ou de l’événement, mais par sa capacité à rapporter aux disquaires et aux libraires des sommes avec pleins de zéros derrière. Une histoire de chiffres, en quelques sorte…   

par Satirik publié dans : Culture
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Vendredi 11 avril 2008
Le Bayern Munich est revenu de très loin, hier soir, au Coliseum Alfonso Pérez, le club bavarois n'arrachant sa qualification pour les demi finales de la Coupe de L'UEFA que dans les ultimes secondes de la prologation.

 Lorsqu'il a apprit que son club du Bayern Munich rencontrerait la modeste formation espagnole de Getafe (12e de Liga), Franz Beckenbauer a déclaré laconiquement ne connaître "aucun joueur de Getafe". Nul doute que ce matin, il aura bien un ou deux noms de joueurs espanols a rajouté à son vocabulaire...Le club ibérique n'a non seulement pas à rougir de ses deux prestations face au leader de la Bundesliga, mais a en plus bien failli éliminer prématurément les allemands.

 Un scénario catastrophe...

Le Bayern s'était déjà fait surprendre à l'aller, concédant un mauvais match nul (1-1) dans l'enceinte de l'Allianz Arena. Le match retour d'hier s'annonçait donc périlleux, les bavarois, plombé par le but espagol marqué à l'extérieur, se trouvant obligé de marquer pour se qualifier. Sauf que c'est bien Getafe qui ouvrait le score par Contra juste avant la mi-temps (44e). Ce but obligeait donc l'équipe de Ottmar Hitzfeld a marqué deux fois pour se qualifier directement, un seul but ne leur ouvrant que les portes...des prolongations.

Kaiser Ribery, le libérateur

Malgré une possession de balle supérieure à celle de ses hôtes (60-40) et de nombreuses occasions (par la paire offensive Klose-Toni), Munich ne trouvait pas la faille et se dirigeait tout droit vers une élimination aussi précoce qu'humiliante. C'était sans compter Franck Ribery, qui libérait enfin son équipe à quelques seconde de la fin de la rencontre (89e). Déjà adulé par les supporters bavarois, ce nouveau fait de gloire devrait conforté un peu plus la forte côte de popularité du  Kaiser du côté de Munich. Le Bayern  s'accordait donc in extremis le droit de jouer les prolongations.

Rien ne va plus...


Sauf que la soirée cauchemardesque allemande était loin d'être terminée. Dés la première minute de la prolongation, Casquero, milieu de terrain de Getafe, redonnait l'avantage à son équipe (91e), un but rapidement suivi d'un second, inscrit par Braulio (93e). Pour la deuxième fois de la soirée, le Bayern était dos au mur, mené au score à quelques minutes de la fin du match. A la mi-temps de la prolongation, les deux équipes changeaient donc de terrain avec un avantage de deux unités pour les espagnols, en passe de réaliser l'exploit de la soirée.

Merci Toni

Scénario à rebondissements, match interminable...On imaginait mal la rencontre se terminer ainsi. Inefficaces face au but, les munichois allaient alors bénéficier d'un soutien inattendu, en la personne de Pato, le gardien...de Getafe. A la 115e minute, ce dernier captait mal un ballon, une occasion que ne manquait Luca Toni, qui envoyait le cuir dans les filets. 3-2, cinq minutes à jouer, la pression était maintenant du côté de l'équipe espagnole...qui craquait à nouveau à la dernière minute de jeu, Toni, encore lui, catapultant le ballon de la tête dans les buts adverses, une égalisation synonyme de qualication pour le Bayern, qui, avec l'avantage de ses trois buts à l'extérieur, atteignait les demi-finales de la Coupe de l'UEFA au terme d'une rencontre magnifique.

Au prochain tour, les allemands rencontreront les russes du Zenith Saint Petersbourg, tombeur de l'Olympique de Marseille et d'un autre club allemand, le Bayer Leverkusen, au tour précédent.



par Satirik publié dans : Sport
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Lundi 7 avril 2008
En hommage à Martin Luther King, voici un extrait du fameux discours prononcé le 25 juillet 1963 sur les marche du Lincoln Memorial de Washington, devant 250 000 personnes.
                                                                                                                                    
« I say to you today, my friends, so even though we face the difficulties of today and tomorrow, I still have a
dream
. It is a dream deeply rooted in the American dream.
I have a dream that one day this nation will rise up and live out the true meaning of its creed: “We hold these truths to be self-evident: that all men are created equal.”
I have a dream that one day on the red hills of Georgia the sons of former slaves and the sons of former slave owners will be able to sit down together at a table of brotherhood.
I have a dream that one day even the state of Mississippi, a state sweltering with the heat of injustice, sweltering with the heat of oppression, will be transformed into an oasis of freedom and justice.
I have a dream that my four little children will one day live in a nation where they will not be judged by the color of their skin but by the content of their character. I have a dream today!
I have a dream that one day down in Alabama, with its vicious racists, with its governor having his lips dripping with the words of interposition and nullification; one day right down in Alabama little black boys and black girls will be able to join hands with little white boys and white girls as sisters and brothers.
I have a dream today.
I have a dream that one day every valley shall be exalted, every hill and mountain shall be made low, the rough places will be made plains and the crooked places will be made straight and the glory of the Lord shall be revealed and all flesh shall see it together.  »
par Satirik publié dans : Culture
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Lundi 7 avril 2008
4 avril 1968, Martin Luther King est assassiné à la terrasse d'un motel à Memphis par James Earl Ray, anti-ségrégationniste blanc. 40 ans après sa dispartion, le message du pasteur de Montgomery est toujours d'actualité...

Né à Atlanta le 15 janvier 1929, Martin Luther King entre en 1948 au séminaire de Crozer en Pennsylvanie et devient le pasteur de l'église baptiste de Dexter, à Montgomery. Reconnu pour ses qualités d'orateur, sa vie bascule lorsque le 1er décembre 1955, Rosa Parks, une jeune noire, refuse de céder sa place dans un bus ségrégué de Montgomery, en Alabama. Cette action, comme tant d'autres à l'époque, a pour but de conduire à l'arrestation de noirs afin d'obtenir un procés, puis de faire appel, dans l'espoir que la Cour Suprême ne déclare inconstitutionelle la ségrégation dans le lieu concerné. Une association, la Montgomery Improvement Association (MIA) est même crée, afin de favoriser l'entraide entre les noirs. Or, profitant de l'aura croissant du jeune pasteur dans la région, de nombreuses personnes proposent le poste de président de cette association à Martin Luther King, qui, après avoir longtemps hésité, finit par accepter. C'est le début de 13 ans d'une lutte acharnée pour la conquête de la reconnaissance des droits des noirs aux Etats-Unis...

Intimidations, tentatives d'assassinats...La vie du pasteur, désormais impliqué dans une cause qui dépasse largement les limites de son Etat, mais concerne les Etats du Sud des Etats-Unis, voire des Etats-Unis en général, va se trouver largement bouleversé par cette nouvelle mission. En 1957, il prône la désobéissance civile et non-violente pour mettre fin à la ségrégation, sur le modèle de ce qu'avait fait Gandhi en Inde, quelques années plus tôt.
Le 25 juillet 1963, au terme d'une freedom ride (marche pour la liberté) qui le conduit jusqu'à Washington, Martin Luther prononce son fameux discours "I Have a Dream", qui le rendra mondialement célèbre. Il est élu homme de l'année 1963 par le Time. De cette fameuse date jusqu'à sa mort, la "Voix des noirs" ne va cesser de lutter pour la reconnaissance des droits des Noirs aux Etats-Unis, même si beaucoup lui reprochèrent son manque d'audace, considérant le boycott comme de la lacheté. "Pendant que King fait son rêve, nous autres noirs vivont un cauchemar.", dira même Malcom X, lui aussi engagé dans la lutte anti-ségrégationniste, mais de façon beaucoup plus radicale...

Toujours est-il que le message du pasteur résonne encore aujourd'hui dans nos oreilles, et n'a jamais autant paru d'actualité. Barack Obama le reconnaît : si il peut aujourd'hui prétendre à une place de Président des Etats-Unis, lui américain noire d'origine kenyanne, c'est en partie grâce à l'action de Martin Luther King Jr qu'il le doit...





par Satirik publié dans : Monde
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Lundi 31 mars 2008

Samedi soir, Stade de France. Finale de la Coupe de la Ligue, Lens-PSG. Peu après le début de la seconde période et l'égalisation lensoise, le virage des supporters parisiens étale une large banderole, derrière le but de Mickaël Landreau, soit face aux joueurs lensois, et surtout face au virage occupé par les supporters nordistes à l'autre bout du terrain. Le contenu ayant été largement repris par la presse et la télévision, nous ne ressentons pas ici le besoin de reproduire le texte ordurier qui a souillé les tribunes du Stade de France, samedi soir. Mais ce nouvel incident dans le monde du football soulève des nombreuses interrogations...

Quid des responsables ?

La question est sur toutes les lèvres: comment une telle banderole a-t-elle pu passer au travers des mailles des filets des fouilles, à l'entrée du stade? Diversions, intimidations, banderole en pièces détachés...Les explications ne manquent pas. Les supporters parisiens, qui n'en sont pas à leur premier fait d'armes (racisme, bagarres, voire même décès d'un des leurs la saison dernière) ont ajouté, eux aussi, une ligne à leur palmarès samedi soir, avec un incident qui devrait faire des vagues. Les services de sécurité tentent actuellement de cerner les responsables, mais la vidéo ou les divers témoignages n'ont toujours pas permi d'interpellations. Les responsables des Boulogne Boys, groupe bien connu pour ses débordements, nient toutes implications et dénoncent également l'initiative...

Quid du PSG ?

La saison cauchemardesque du PSG continue...A huit matchs d'une possible descente en Ligue 2 et après une accumulation de résultats peu glorieux depuis plusieurs saisons déjà, l'image du club de la capitale, déjà bien ternie sur le plan sportif, en a encore pris un coup samedi soir. Si ce genre de pratique est courante au Parc des Princes, elles ont rarement été aussi aggressives, et la banderole de samedi soir a été affichée en Finale de Coupe de la Ligue, alors que le match était retransmis sur le service publique, soit devant plusieurs millions de français. La légitimité du titre de samedi soir se pose...Peut-on, et doit-on poursuivre une rencontre sportive alors que les limites du respect de la dignité humaine ont été franchies ? On imagine mal comment le message odieux "offert" aux joueurs lensois samedi soir a pu ne pas influer sur la rencontre en générale... 

Quid du foot français ?

Décidément, le football français est bien malade. Rongé par les problèmes de violence et de racisme dans la plupart des tribunes de France, le débordement de samedi soir a maintenant pris une ampleur nationale, dépassant largement le cadre du sport. Comédiens, journaliste, politiques...l'affaire risque de faire du bruit. Mais c'est surtout la LFP que nous aimerions interpeller ici:  manque de réactivité face à des problèmes de plus en plus graves, des arbitres dépassés, des débordements récurrents. L'arbitre ne devait-il pas interrompre la rencontre ? Un mois seulement après "l'affaire Ouaddou", où le joueur valenciennois avait été pris à parti par un supporter messin, le foot professionnel français défraie à nouveau la chronique. Comment peut-on croire résoudre des problèmes en éditant des T-shirts Non Au Racisme ? Si des solutions ont été mises en place, elles ne semblent pas à la hauteur d'un sport qui souffre de plus en plus de la mauvaise image qu'en donne une partie de ses "pseudo-supporters"...

par Satirik publié dans : France
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Mercredi 26 mars 2008
Musique angoissante, reconstitutions insoutenables et témoins à visages masqués avec des voix de Barry White...La dernière édition d'Envoyé Spécial (France 2) nous avait prévenu : la technique de la remballe, qui consiste à refourguer aux consommateurs des viandes ayant passé la date limite de consommation après en avoir modifié les étiquettes, est courante dans les grandes surfaces.

L'alerte à la viande avariée d'hier, si elle n'est pas forcément liée à cette pratique, pointe cependant du doigt un secteur en grande difficulté, l'incident n'étant pas unique en son genre. En effet, de nombreuses personnes avait déjà été intoxiqués en 2005 suite à un problème de contamination de viande bovine.

Que l'alerte d'hier soit le fruit d'une erreur de producteur ou d'une bactérie de toute façon indetectable, la coïncidence est fâcheuse et ne risque pas d'améliorer la confiance du consommateur dans les produits bovins de la grande distribution. Dans le doute, se retourner vers les petits bouchers, ou plus radical, prendre les armes et aller se servir soi-même dans notre belle campagne de France. Les éleveurs apprécieront...
par Satirik publié dans : France
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Mercredi 26 mars 2008
telefoot.jpgLe sport peut parfois paraître bien dérisoire...Le journaliste sportif Thierry Gilardi est décédé hier d'une crise cardiaque, à l'âge de 49 ans. Passé par Sciences Po Paris, il avait commencé sa carrière sur France Inter, avant de devenir commentateur sur Canal + à partir de 1986, puis sur TF1 depuis 2005 (où il présentait l'émission Téléfoot du dimanche matin). Il devait être au Stade de France, ce soir, pour le match amical France-Angleterre.

Coupe du Monde de football, de Rugby, Coupe de France, Champions League...il savait tout faire. Reconnu par la profession et le monde du sport en général, les hommages pleuvent depuis hier pour saluer les qualités humaines et professionnelles d'un homme forcément parti trop tôt...

Le match de ce soir, même si le score importera peu, devrait être l'occasion d"un vibrant hommage.

Nos plus sincéres condoléances à sa famille et ses proches.
par Satirik publié dans : Divers
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Mardi 25 mars 2008

Comme on pouvait s'y attendre, l'allumage de la flamme olympique à Olympie hier a donné lieu a une revendication contre les jeux à Pékin 2008. Alors que Liu Qi, responsable chinois du Comité d'organisation des jeux, entamait son discours, trois militants de Reporters Sans Frontières ont tenté d'approcher la tribune officielle, l'un deux parvenant même à brandir furtivement une banderole "Boycottez le pays qui piétine les Droits de l'Homme" face aux caméras. Pékin a immédiatement interrompu la retransmission télévisuelle, laissant place à des images d'archives.
La situation tendue au Tibet et les estimations brouillones du nombre de victimes ne risquent pas d'améliorer la situation, Pékin refusant toujours de dialoguer, accusant le Dalaï Lama d'attiser les émeutiers.
Si la flamme a bien quittée Olympie pour un périple de 137 000 km, la question des Jeux Olympiques à Pékin en aout suscite toujours autant d'inquiétudes... 

 

par Satirik publié dans : Monde
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Mardi 25 mars 2008
Nostalgique des Village People ? Inconditionnel des Earth Wind & Fire, ou bien au contraire Anti-Kool of the Gang ? Qu'importe...Que vous soyez fan de Disco ou pas, le prochain Nanard du cinéma français va hanter vos émissions de télévisions, vos journaux et vos radios dans les jours qui viennent. Après avoir voulu nous faire acheter des tentes et des caravanes avec Camping, c'est désormais vers les disquaires et les vendeurs de déguisements ringards que Fabien Oteniente nous envoie. Avec le très (trop ?) commercial Disco, s'appuyant sur un casting très "vendeur", c'est le retour forcé aux années 70. Mais comme le dernier Astérix, plus proche d'une publicité pour une agence de voyage gréecque que d'un film l'a prouvé, le casting n'assure en rien la réussite d'un projet cinématographique, et la vague "disco"pourrait bien faire un bide...

par Satirik publié dans : Culture
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